MÉTAL/SCULPTURE *envie de fer*

du 18 au 23 juillet 2021  COMPLET

ou aussi  du 15 au 20 août!!!, il y reste de la place

Prof.: José Aguirre, métalo-sculpteur05497199_PVI_0001_HOME

Faire naître un objet (sculpture mobilier, girouette, …) en l’imaginant entièrement ou en donnant une seconde vie à des pièces métalliques récupérées, car l’acier nous offre de nombreuses possibilités.

Avec le fer, vous apprendrez à former, déformer, puis assembler au gré de vos envies. La forge, la soudure et diverses procédés seront vos alliés pour matérialiser vos idées.

En volume ou ajouré, poli ou oxydé, pour l’intérieur ou l’extérieur, l’acier/le fer vous permettra de vous exprimer ludiquement, au plus près de votre sensibilité.

Imaginer, se lancer ….

l’acier, une expérience à votre portée et une expérience à vivre

Découvrez le site de José Aguirre

En parallèle du stage de métal de juillet 2021, il y avait le cours d’écriture. Voici le résultat de la rencontre de ces 2 mondes :

Un dimanche de juillet dans le mâconnais.

A l’abri des regards indiscrets, un domaine bucolique attend une horde de besogneux.

Aussitôt attendus, aussitôt arrivés voici que surgissent des shorts colorés et des robes fleuries.

Ouah ! ils sont beaux tous ces vacanciers.

Le temps d’une installation et le monde change.

Les princes et les princesses, au demeurant charmants, se propulsent dans un univers hostile de métal, de boulons rouillés et de carcasses ferraillées. Ils entrent, décidés et confiants dans la planète METALO.

La cour des miracles attend, sous un soleil encore timide, l’arrivée de ces artistes au regard fiévreux, car tous voudront trouver le graal qui les propulsera au fait de leur propre gloire.

Attention, le départ est donné. La réalité n’existe plus, seule la magie opère, le quotidien est laissé au vestiaire avec la garde-robe initiale.

D’ailleurs, tout à coup, les robes fleuries prennent des allures de sacs informes couleur kaki, les shorts colorés se transforment en bermuda froissé et déjà salis, de longs tabliers tachés cachent des tee-shirts troués.

Que vont-ils faire ?

Les hunger games de Fleurville sont ouverts avec seulement deux épisodes, car il n’y aura que cinq jours pour concrétiser l’œuvre parfaite. L’EMBRASEMENT, qui prend tout son sens quand, crépite aux quatre coins de la pièce, des braseros incandescents et la REVOLTE qui gronde quand LA pépite convoitée, au milieu de ce capharnaüm de tôles, semble tout à coup la seule qui conviendra à tous les puzzles, pas encore reconstitués.

Cher public, aujourd’hui réuni pour admirer les œuvres, prenez quelques instants pour vivre cet accomplissement et imaginez :

  • La petite dame, toute proprette en arrivant, se jetant en avant alors que les autres participants se regardent encore, tatillonnant sur la pièce à adopter. Pour elle, pas d’hésitation, elle n’est pas là pour se la couler douce et rien ne la détournera de sa mission : rapporter un trophée, quitte à hésiter sur la place qu’il méritera sur son étagère.
  • Le petit bonhomme chauve lui, n’a que faire des excités qui labourent de leur main cette mini décharge publique. Il scrute laborieusement le sol. Que cherche-t-il ? insensible à la fébrilité de ces congénères, il fouille méthodiquement.

             Victorieux, un large sourire aux lèvres, il ressort de ce fatras un minuscule morceau de fer, en forme d’ongle. Que va-t-il en faire ?

Alors que les « métaleux » ferraillent sans ménagement, personne ne s’aperçoit de l’effroi qu’engendre leur remue-ménage.

  • Non, pas moi, s’il vous plait, faites qu’il ne me voit pas ? je ne veux pas finir écrasée sur l’enclume. Celle qui prie fortement est une boîte aux lettres en retraite.
  • Eh moi donc, j’ai toujours eu horreur de la chaleur, s’exclame une calandre cabossée.

Le prof m’a ramassée lors d’un périple hivernal en Savoie, alors qu’un accident de voiture avait fracassé une camionnette et un 4×4.

  • Une longue barre de métal torsadée s’inquiète de se voir si voyante.

             Regardez-moi, est ce que j’ai l’air prête pour jouer dans meurtre à la tronçonneuse ?

  • Je suis d’accord les gars, mais que peut-on faire ?

Celui qui interpelle ses copains d’infortune git, à l’écart, discret.

  • On ne va pas se laisser faire, répond le ventilo juste avant de se faire attraper par une main poilue.
  • J’ai une idée. Tous ceux qui vont finir dans les griffes d’un bourreau vont s’arranger pour provoquer un accident.

             Cette intervention musclée est l’œuvre d’une enclume, bannit par ses congénères pour cause de  déformation.

  • Ouais, super idée, s’excitent-ils tous en chœur.

C’est ainsi qu’une cloque apparaîtra sur un pouce, une coupure demandera l’avis d’un médecin plasticien et que d’autres bobos resteront soigneusement cachés par des artistes, honteux de leur maladresse.

Rassurez-vous, vous n’êtes absolument pas responsable de ces incidents.

Ne reste de ces cinq jours que l’essentiel : La beauté de vos œuvres.

Sandrine BURESI

Atelier d’écriture – Pierre Fankhauser – juillet 2021